Qualité de l'air

Qualité de l'air

La qualité de l'air intérieur des bâtiments et la nocivité des matériaux sont des thèmes résolument actuels que le secteur de la construction se doit d'aborder en toute transparence. Cette importance se justifie notamment par le fait que les enveloppes des bâtiments, qu'il s'agisse de logements individuels ou publics, sont de plus en plus étanches aux transferts d'air. Ce qui était jadis évacué naturellement via les imperfections des parois extérieures, ne l'est pratiquement plus aujourd'hui.

La qualité de l'air intérieur est conditionnée par l'influence de plusieurs facteurs :

  • La nature et l'origine des matériaux de construction (gros-œuvre, parachèvement)
  • Le type de matériaux de finition (peintures, vernis, etc.)
  • Les meubles et autres éléments de décoration (mobiliers, moquettes, etc.)
  • Le comportement des utilisateurs (tabac, hygiène de vie, etc.)

(Source image)

Pour pallier à ces problèmes, notre société dispose d'une large gamme de matériaux sains et garantis sans émission de substances potentiellement nocives pour la qualité de l'air intérieur et les occupants. Outre leur conformité aux législations nationales ou européennes, certains d'entre eux répondent par ailleurs aux exigences les plus strictes de certains labels directement concernés par cette thématique.

L'utilisation de nos produits permet ainsi d'éviter l'effet nocif de certains matériaux d'isolation ou de parachèvement. Mais pour pallier à l'influence potentiellement néfaste des éléments de décoration et de mobilier, ou du comportement des habitants, nous disposons également de matériaux qui possèdent des caractéristiques particulières en termes de purification de l'air.

Compte tenu de ces enjeux, il est normal que nous attachions énormément d'importance à l'analyse et à l'évaluation des matériaux que nous commercialisons. Ces matériaux sont par ailleurs tenus de respecter certaines législations nationales ou européennes, comme le REACH.

Législations nationales

La plupart des règlementations européennes, en lien avec la qualité de l'air à l'intérieur des bâtiments, trouvent leur origine dans le Règlement européen sur le produits de construction (PCR - EU 2011/305) qui stipule qu'aucun produit de construction ne doit nuire à la santé des occupants d'un bâtiment. Etant donné que ce règlement ne précise pas comment respecter cette exigence, les états membres de l'Union Européenne l'ont dès lors interprétée différemment.

Belgique

En Belgique, le gouvernement s'est doté d'un arrêté royal (8 mai 2014) établissant les niveaux seuils pour les émissions dans l'environnement intérieur de produits de construction pour certains usages prévus. À ce jour, cet arrêté concerne l'ensemble des matériaux et composants utilisés pour les sols (revêtements de sol, produits de collage et de jointoiement, peintures et vernis, etc.). La législation stipule que les fabricants doivent constituer, et garder à disposition des autorités, un dossier d'émission dans lequel ils prouvent que leurs matériaux respectent les niveaux seuils établis.

La Belgique est le troisième pays, après l'Allemagne et la France, à disposer d'une législation limitant les émissions de substances dangereuses provenant des revêtements de sol.

France

En France, il existe un arrêté relatif à l'étiquetage des produits de construction et de décoration en ce qui concerne leurs caractéristiques d'émissions en substances volatiles polluantes. Cet arrêté du 19 avril 2011 fixe les seuils d'émissions pour les différentes classes (A+ - A - B - C).

Il existe également l'arrêté du 30 avril 2009 relatif aux conditions de mise sur le marché des produits de construction et de décoration contenant des composés CMR, c’est-à-dire des substances cancérigènes, mutagènes ou reprotoxiques de catégorie 1 ou 2. Les substances identifiées doivent obligatoirement avoir un taux inférieur à 1 mg/m³.

Allemagne

En Allemagne, le comité fédéral Allemand AGBB [Ausschuss für die gesundheitliche Bewertung von Bauprodukten], membre du DIBt [Deutsches Institut für Bautechnik], a mis en place un protocole de test et d’évaluation des émissions de COV après 3 (valeurs limites en termes de TCOV et de COV cancérigènes) et 28 jours (“évaluation sur la santé humaine” par limitation des émissions de COV et de COV cancérigènes).

Le DIBt a rendu ce test obligatoire et la certification AgBB est devenue un pré-requis pour commercialiser certains matériaux de construction en Allemagne. Il exige chaque année une inspection des sites de production et des mesures des émissions de COV par un laboratoire externe.